Pour tous les bâtiments dont le permis de construire est déposé après le 1er septembre s'applique la nouvelle RT 2005. Les principales évolutions par rapport à la précedente RT 2000 sont une augmentation d'env 20% des performances énergétiques des bâtiments résidentiels et prend en compte la climatisation et favorise le recours aux énergies renouvelables. Enfin elle introduit les lables HPE et THPE qui peuvent être attribués aux constructions dont les consommations conventionnelles sont respectivement inférieures de 10% et 20% aux consommations de référence.
La consommation de référence est exprimée en énergie primaire pour les consommations de chauffage, refroidissement et production d'eau chaude sanitaire. Pour la zone climatique du Sud de la France elle s'élève à 80 kWh/m2 par an. Pour des raisons discutables ce valeur monte à 130 kWh/m2 par an pour les constructions qui font appel exclusivement à l'énergie électrique. Il s'agit en fait de ne pas pénaliser la production d'énergie électrique qui suite à la perte liée à la transformation et au transport, a un très mauvais rapport entre l'énergie primaire et l'énergie rendue au consommateur.
Malheureusement le taux de contrôle de l’application de la RT 2000 était absolument insignifiant (105 évaluations de l'application de la RT 2000 réalisées par la DGUHC pour 420 000 mises en chantier et 533 000 permis de construire accordés en 2005. source ADEME). Il n'y a aucune raions d'espérer un renforcement de ces contrôles. Cette situation permet toutes les spéculations en ce qui concerne le respect des ces réglementations sur le terrain.