Le projet Salvatierra / Rennes
C'est avec la Coop de construction rennaise que la ville de Rennes et l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), dans le cadre du programme européen Cepheus, se sont associées pour mener à bien le projet de résidence passive et durable Salvatierra, dans la banlieue de Rennes.
Son originalité réside dans l'association de techniques innovantes et de matériaux traditionnels : ossature bois, isolation en chanvre, façade sud en terre. Cet immeuble est soumis à un cadre très rigoureux en matière de consommation d'énergie pour répondre aux exigences du programme européen Céphéus/Thermie.
Le recours à l'énergie solaire pour l'eau chaude sanitaire trouve ici toute sa place en lien avec l'application rigoureuse et systématique des principes bioclimatiques (apports solaires gratuits, isolations renforcée des murs et de la toiture…), l'utilisation de menuiseries et de vitrages performants.
description détaillée sur le site des Coopératives HLM

Pour atteindre cet objectif, les orientations suivantes ont été retenues :
Ces choix auront pour conséquence une importante réduction des charges locatives des quelques 80 futurs occupants de la Résidence du Cèdre, qui bénéficieront d'un cadre de vie sain et respectueux de l'environnement.
Regis Muray, architecte
Le système constructif est basé sur des éléments en bois préfabriqués par la société allemande Lingotrend. Il s'approche considérablement du concept que nous développons pour les régions du Sud de la France. Un point impressionnant est la rapidité du chantier. En seulement 12 jours un bâtiment de 1000 m2 de Shon en R+2 était clos et couvert avec l'aide de 4 techniciens et deux grues.

L’opération Limnologen, de 194 logements répartis sur 4 immeubles, construits à Växjö a été réalisée par un opérateur privé. Néanmoins, la mairie, propriétaire des terrains, a été fortement impliquée dans le développement de cet aménagement, qui a également mobilisé le département de travaux publics et d’architecture structurelle de l’université locale : le système constructif et les ressources employées ont vocation à être utilisées sur une plus grande échelle dans d’autres programmes du pays.
Panneau de construction
La firme Martinson, qui fabrique l’ensemble des panneaux de construction de l’opération Limnologen, est située à 1 200 kilomètres au nord de Växjö. Le transport en camion sur de telles distances grève bien entendu le bilan carbone de la construction, mais pose aussi des problèmes de logistique pure : « Que faire si le véhicule est pris dans un accident qui détruit tout ou partie de ses panneaux ? », interroge Erik Serrano, coordinateur des études de suivi de chantier pour l’université de Växjö. « De plus, pour améliorer le rendement lors du transport, un nombre de panneaux maximal est monté sur le camion, ce qui rendrait l’accident encore plus dommageable pour le déroulement du chantier. Les refends, dont chacun a sa spécificité au niveau préfabrication (place des réservations pour les portes, etc.) sont mis en œuvre selon un ordre précis qui ne peut pas être modifié, en partant d’un côté à l’autre du bâtiment et étage après étage. Il serait donc impossible d’avancer le chantier tant que l’on n’aurait pas fabriqué à nouveau les panneaux qui ont été détruits ». Ce scénario catastrophe pousse à l’implantation d’usines plus proches des sites de constructions.
Optimisation de la préfabrication
D’autres remarques portent sur l’optimisation de la préfabrication, qui pourrait être plus poussée et intégrer dès le départ les différents réseaux : eau, électricité, communication, etc. Pour ce chantier utilisant des techniques inhabituelles, l’entreprise générale chargée de la réalisation a préféré limiter les aléas. Seuls les réseaux de chauffage par le sol ont été engravés dans les planchers bas des appartements, les autres étant posés après la mise en place des éléments structurels. Les renforts d’isolation nécessaires pourraient eux aussi être posés en usine. « Des compléments ont été installés après la pose en partie haute des plancher, obligeant les ouvriers à travailler dans des positions pas idéales du point de vue de l’ergonomie ou de l’efficacité. Le tout se traduisant par un ralentissement du chantier », remarque Erik Serrano. Le gain de temps est une priorité dans ces constructions ayant recours à la filière sèche, car ils signifient aussi une moindre immobilisation du matériel de chantier et de la main d’œuvre, et conséquemment du coût. Partis à la recherche du temps perdu, les doctorants de l’université qui suivent le projet imaginent des méthodes qui permettraient d’accélérer le mouvement.


